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09/19/2004

Commentaires

wam

On est face à un réel problème de culture. Les metteurs en marché n'ont pas la taille adéquate pour faire front.

les acheteurs du monde entier ont acheté les vins français pendant des années, il n'y a pas eu vente, mais achat. Aujourd'hui qu'il faut vendre, les metteurs en marché ne savent pas faire et crient 'haro' sur des méthodes mal (pas ?) maîtrisées telles que le marketing.

cela dit, les hommes de marketing n'ont pas toujours été clean, les exemples pullulent dans tous les secteurs tels que le matériel de bureau par exemple ;)

il ne faut pas jeter la pierre au viticulteur ou au négociants qui veut faire SON vin, à lui de savoir si son vin a une place sur le marché ou s'il travaille pour la gloire.

je suis persuagé qu'une politique de gamme, qui laisse un place au vin de l'artiste, aura du succès, puisque l'artiste saura compléter une gamme de vins marketés avec un vin à fort vecteur d'image, très personnel. encore faut-il accepter cela, et pouvoir le financer. faire SON vin coûte cher.

Bechu

bonjour, je suis etudiant en master de gestion et management à l'université bordeaux 4. Lors d'un travail de groupe en étude des marchés, nous devons developpé un thème au choix. Le notre étant : comportement du consommateur et critère de decision d'achat du vin en GMS, je me permet de vous demander si vous auriez par hasard des données a nous faire partager.
merci de votre collaboration.
François Béchu.

Joly

Marketing ? à une époque pas si lointaine on demandait au consommateur de s'initier au vin. Il y avait apprentissage. Il comprenait qu'un vin pouvait vieillir, bonnes et mauvaises années, dépot, couleur vairable, alcool variable etc.
Aujourd'hui et grace au marketing, on produit massivement un vin de marque, on séduit le consommateur par un goût artificiel et flatteur - très éloigné de la réalité du terroir -. Ajoutez une bonne campagne de pub, quelques zélateurs habiles et vous appliquez au vin la bonne recette qui fit la fortune de Coca Cola. Avant la contamination générale - et inéluctable - laissez moi encore déguster quelques vieilles bouteilles ... du temps où les mots "connaisseurs" et "connaissance" avaient encore un sens.

Yohan

Merci pour votre commentaire. A aucun moment je n'ai mis en avant le fait que le marketing était là pour détruire le terroir et l'authenticité. C'est vous qui l'affirmer.
D'après moi le marketing doit être "une force supplétive" du terroir et du goût. A quoi sert de faire un bon vin si on ne communique pas sur cet aspect.
De plus, les consommateurs n'ont pas forcément les capacités d'apprécier un bon vin avec les mêmes critères que les viticulteurs. Il est vrai que le marketing propose des vins que VEULENT les consommateurs. Est ce un véritable problème.
Ensuite pour les vins de marques, toutes les études prouvent que les vins de marques peuvent être un outil pédagogique.
Le problème de la filière est simple : on produit du vin que l'on juge bon (il serait fou de juger son travail comme non qualitatif) et on veut imposer cette vision au consommateur ! C'est ce qu'on fait pendant des années les bordelais, je vous laisse regarder les conclusions.
Moi aussi je bois du bon vin voire du très grand vin mais dans mes cours je suis au contact d'élèves qui ne connaissent rien au vin qui ne demandent qu'à être aidé ( ce qui n'est pas le cas) et de plus qui n'ont pas les mêmes goûts que nous.
Le marketing répond à ces deux problèmatiques.

Catherine

Actuellement en thèse de sciences de gestion et travaillant sur l'impact de la situation en magasin sur les choix des consommateurs en matière de vin, j'avoue que je suis toujours un peu surprise de voir combien le marketing effraie les soi-disant vrais amateurs de vin. Il semble qu'on ait peur que le marketing détruise le goût, le caractère et l'authenticité du vin. Mais au final, l'objectif du marketing est d'aider les ventes. Et pour aider les ventes, avant de toucher au produit en lui-même, plus de clarté dans l'offre, plus de lisibilité rendues possibles par des techniques marketing appropriées pourraient être envisagées. Vendre du vin comme du coca-cola serait justement une erreur marketing. Le marketing peut justement exploiter les notions d'authenticité, de terroir pour mieux posiitonner le vin dans les rayons, mieux décrypter son achat : demandez aujourd'hui à un jeune ce que signifie AOC, ou de citer une "marque" de vin... vous verrez sa réponse. Vouloir que le vin reste "non marketé" sous prétexte qu'il perdrait de sa valeur symbolique et sociale, est une erreur grave ; un jeune boit volontiers de la Heineken et ne s'initiera pas au goût du vin et à la manière de le boire parce qu'on ne l'éduque plus et parce que les producteurs de vin produisent du vin pour eux et pas pour leurs futurs consommateurs. Parler du vin avec plus de simplicité et jouer davantage sur les sens peuvent être très efficaces vis à vis d'un individu aujourd'hui polysensoriel et féru de sensations nouvelles : le goût, l'odorat, le visuel, l'esthétique de la bouteille ... tout pourrait être davantage séduisant pour l'acheteur et pourtant...

franck

je suis assez d'accord avec ce dernier message. Le marketing ne doit pas être systématiquement assimilé à du marketing de produits de grande consommation (type coca cola). C'est caricatural mais : on peut vendre un vin, un chateau comme on vend de la haute couture (qui a par ailleurs autant recours au marketing qu'un produit de grande conso) en mettant en avant la personnalité et les spécificités de tel ou tel vin et en employant une démarché pédagogique au même titre qu'on peut le faire pour présenter un créateur, une oeuvre d'art.
On parle alors de marketing de l'offre. C'est à dire que l'offre et donc le vin n'est pas défini en fonction d'une étude de marché préalable (démarche qui j'en conviens pourrait nuire à long terme aux spécificités des différents vins). Mais l'offre conserve ses spécificités, son originalité et le role du marketing va etre de communiquer sur cette offre pour la présenter aux consommateurs, "l'expliquer" aux consommateurs en choisissant les moyens les plus adequats pour ce faire et en tentant de définir quels sont justement les "types" de conso susceptibles d'être intéressés par cette offre.
C'est ce type de démarche qui est adopté pour les produits de type culturels, artistiques (livres, oeuvre d'arts,...) et c'est je pense la bonne démarche à adopter pour le vin (qui est un produit culturel).

Bien sûr ce n'est pas toujours le cas et il arrive qu'une logique de grande conso soit appliqué a des produits "artistiques" c'est par exemple parfois le cas en musique et on arrive à des productions insipides.
C'est donc un danger qui peut toucher le marché du vin. Il faut en avoir conscience pour l'éviter mais cela ne signifie pas que le marketing est un danger pour le vin. La vrai question n'est pas : doit on ou pas utiliser le marketing ? Mais comment utiliser le marketing ? Et pour quels type de vins ? (tous les vins actuellement sur le marché ne méritent pas forcément d'être comparés à une oeuvre d'art)

franck

"Il est vrai que le marketing propose des vins que VEULENT les consommateurs. Est ce un véritable problème."
Je voulais également réagir à cette remarque. Oui Je pense que c'est un véritable problème et c'est précisément le type de raisonnement qui peut constituer un danger pour les vins.
Si les peintres avait toujours peint ce que veulent les consommateurs : le cubisme n'aurait jamais vu le jour.

Mais cela ne veut pas dire que le marketing n'a pas un role à jouer.

See you

Grand Guilhem

Je suis vigneron, petit producteur orienté vers la grande qualité, et actuellement plongé dans une reflexion relative à la communication sur notre gamme.
Nos vins sont en effet conçus des oeuvres d'art, ils ne séduiront pas tous les consommateurs mais trouveront leur public grace à un effort réalisé au delà du vin sur l'étiquette, le bouteille, le carton, le bouchon, la capsule de surbouchage afin d'obtenir une cohérence dans la qualité. Je reste à l'écoute de vos conseils...

alain

On peut être surpris sur l'approche des producteurs français quant à la notion de qualité. en effet ils parlent beaucoup plus de leur qualité que de la qualité recherchée par le consommateur. Curieusement les producteurs français s'efforcent à amener le consommateur au vin, alors que les producteurs étrangers tendent à "coller" aux souhaits des consommateurs en proposant des vins qui provoquent un plaisir. On ne peut pas dire que les consommateurs ont évolué et que leur goût a changé, et continuer à proposer toujours la même gamme de vin ou pour le moins ne pas la faire évoluer. Parler d'un phénomène de mode et tenter d'y répondre n'est pas contradictoir avec l'image que les producteurs français se font de la qualité.

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