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05/30/2005

Le gouvernement indien veut faire évoluer le marché du vin

L’industrie indienne du vin, en pleine émergence, vient de recevoir un renfort de poids : celui du gouvernement central. Dans une lettre publiée par le Hindustan Times, le ministre de l’Agriculture demande aux différents Etats de l’Union de promouvoir la production et la consommation de vin, afin d’apporter une source de revenu supplémentaire aux agriculteurs. Le pouvoir fédéral demande notamment aux Etats de considérer le vin comme un «produit agroalimentaire» (et non plus comme un alcool), ce qui lui permettrait d’être vendu librement dans les supermarchés et les épiceries.
Le ministre demande également aux Etats de réduire les taxes imposées sur le vin, afin de développer la consommation, et de mettre fin aux tarifs douaniers qui rendent difficile la circulation du vin d’un Etat à l’autre.

05/16/2005

Russie : Prélèvement sur l'alcool : +9%

Selon une information de Sopexa, le 5 mai 2005, le gouvernement russe a discuté des changements dans l’imposition de l’industrie de l’alcool.
Tous les participants de la réunion sont arrivés à la conclusion que les prélèvements sur l’alcool devaient être payés par les distilleries.
De plus, le vice-ministre des Finances, Sergei Shatalov, a déclaré que à partir du 1er janvier 2006, l’alcool dénaturé serait sujet à la même taxe que l’alcool éthylique ordinaire.
Les taxes sur l’alcool vont augmenter de 9% et s’élever à 21,25 RUR (0,76 US$) par litre à partir du 1er janvier 2005.
Des amendements à la loi concernant le contrôle de l’Etat sur la production et la distribution des produits alcoolisés vont être préparés prochainement pour refléter ces décisions.

L'état du Texas veut développer la filière vin

L'Etat du texas par l'intermédiaire du Texas Wine Marketing Research est en train s'ssouplir la loi dans le but de développer l'industrie du vin dans cet état. Désormais les wineriex au Texas pourront désormais livrés du vin dans l'ensemble des USA. En 4 ans 100 wineries se sont construites dans l'état et le revenu lié à cet industrie est de 170 Millions de dollars.
A quand un centre de reflexion et d'aide sur le marketing du vin en France ???? Pour en savoir plus, article en anglais.

Les bars à vin ont le vent en poupe en SUISSE

124Une décoration design. Musique d’ambiance. Des amis autour d’une table. Un verre de vin pour chacun. Un vin différent par personne. Tel est le concept du «wine bar», un concept qui, d’après les différents tenanciers de La Côte, aspirent avant tout à la convivialité et à la découverte.
A Morges, Yves d’Andiran, le patron du «Yatus» revendique 39 crus au verre, un véritable challenge qui le pousse à travailler à flux tendus: je sélectionne, je fais déguster et je vends, relève cet indépendant qui choisit ses vignerons partenaires, avec une préférence pour ceux qui se tournent vers de nouveaux assemblages, qui réfléchissent sur leur vin. Les gens veulent autre chose que du chasselas! s’exclame-t-il. En ce moment, les vins roumains, portugais, ou encore italiens sont en vogue, contrairement aux chiliens et aux californiens.
Si Philippe Bovet, vigneron encaveur à Givrins, partage lui aussi cette curiosité, il l’appréhende davantage sur le plan local. Cela se traduit par une collaboration avec l’Auberge communale pour que les clients puissent déguster au verre ses spécialités vinicoles. Maintenant nous sommes face à une nouvelle génération de consommateurs qui demandent des vins de qualité et qui ont quelques connaissances dans ce domaine. Le succès actuel des cours d’œnologie le montre bien!
Les femmes font partie de la clientèle cible. Boire moins pour boire mieux, c’est aussi la philosophie développée à Gland, au «Fingers Bar», lequel sera inauguré samedi. Dirigé par Soumya Lamqadem, ce bar à vin marie restauration et dégustation de crus régionaux. Ouvert depuis février, cet endroit branché cible les 30-40 ans et se différencie de sa concurrence avec une fermeture tardive en week-end. La clientèle de café ne nous intéresse pas, justifie Florian Chitra, associé dans cette affaire. Question clientèle, quel est le profil type? Surtout les femmes, s’accordent à dire Yves d’Andiran, du «Yatus», et Marianne Meylan, responsable de «Vinathème» à Rolle. Elles apprécient la convivialité du lieu et n’ont pas peur de venir seules.
En dépit de l’enthousiasme que suscitent les «wine bars», la rentabilité n’est pas immédiate. La clientèle est volatile. Elle nous aime bien, mais cela ne l’empêche pas d’aller ailleurs, souligne Yves d’Andiran. Après trois ans d’exploitation, le «Yatus» n’est toujours pas rentable. Les jeunes qui veulent se lancer doivent le savoir, conclut cet homme au bénéfice de trente ans d’expérience dans le vin.

Le service et l’offre peuvent encore s’améliorer

Journaliste spécialisé en gastronomie et en vin, Pierre Thomas pose un regard critique sur les bars à vin sur deux points en particulier: la qualité du service et les prix pratiqués. Souvent les bouteilles sont ouvertes depuis trop longtemps et cela a des incidences sur la qualité du vin servi, un élément que j’ai même eu du mal à faire comprendre à certains sommeliers, explique-t-il. Côté prix, il est d’avis que prendre un verre dans un bar à vin ne coûte pas moins cher que dans un bistrot classique. Les bars à vin soignent leur décor, une donnée que le consommateur paie au final. Les tenanciers se doivent de diversifier davantage leur offre de crus servis en verre. Il y a là un effort à faire. Pierre Thomas estime malgré tout que les bars à vin n’ont pas créé en Suisse la culture des vins. Elle existait déjà à travers les caveaux de vignerons qui datent de 1964, contrairement à ce qui a pu se produire à l’étranger.

FOSTERS grandit et passe numéro 2 mondial

Pari gagné pour Foster’s : le groupe australien annonce qu’il détient 50,9% du capital de Southcorp, sur lequel il avait lancé une OPA en janvier. Cette prise de contrôle donne naissance au n°2 mondial du vin, derrière l’américain Constellation. Selon Foster’s, la nouvelle entité est le leader mondial des vins premium, avec un chiffre d’affaires de deux milliards de dollars sur ce marché. Le brasseur australien était déjà présent dans le vin via sa filiale Beringer Blass. Il contrôle désormais les grandes marques de Southcorp : Penfolds, Rosemount Estates et Lindemans. Son objectif prioritaire : renforcer sa position sur les marchés américain et britannique.
Le patron de Foster’s, Trevor O’Hoy, a d’ores et déjà annoncé des restructurations chez Southcorp afin de réduire les coûts.

05/11/2005

Les chinois se mettent au vin

Le vin, presque totalement inconnu en Chine avant 1980, est en train de devenir le symbole de la réussite sociale. Les quelques Chinois qui en buvaient autrefois le considéraient comme une curiosité exotique. "Et pourtant, la Chine était productrice, les régions côtières du Shandong et du Hebei avaient leurs vignes", rappelle Time Asia. Mais les Chinois préféraient boire du baijiu, un alcool de grains très fort. En 1996, cependant, le gouvernement, inquiet des effets de cet alcool sur la santé des consommateurs, en a interdit la fabrication, favorisant ainsi la production du vin.
Avec succès, puisque, aujourd'hui, en Chine, les signes extérieurs de richesse sont le réfrigérateur, la voiture et la bouteille de vin sur la table. Malgré cette percée, "les Chinois boivent en moyenne 0,3 litre de vin par an, ce qui n'est rien comparé aux 12 litres ingurgités annuellement par les Américains et aux 59 litres des Français", rapporte l'hebdomadaire.

La plupart des Chinois, cependant, achètent un vin médiocre produit par de très grosses entreprises industrielles. "Ces producteurs habituent les gens à accepter de mauvais vins. Les grands vins ont donc du mal à s'imposer sur le marché", regrette Xia Guangli, responsable d'une coopérative viticole. "Ce qui fait que le vin made in China manque d'un certain ‘je ne sais quoi' et n'est pas près de concurrencer les vins occidentaux", conclut le journal.

05/09/2005

La mondialisation n'est pas un problème français....les autraliens aussi souffrent de la crise

La formidable réussite à l'export des vins australiens ces vingt dernières années n'est pas éternelle, avertissent les producteurs locaux, qui lancent une campagne marketing à l'étranger pour lutter contre la concurrence grandissante des autres nations du Nouveau Monde.
Depuis les années 1990, les exportations de vins australiens ont grimpé de 17% en moyenne par an, pour dépasser 2,75 milliards de dollars australiens (2,14 mds USD) en 2004. Le nectar du bout du monde est maintenant vendu dans plus de cent pays et connaît un succès impensable il y a encore peu au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Canada et en Allemagne.
"Il y a dix ans, les producteurs du +Vieux Monde+ nous ignoraient tout simplement, estimant que nous ne représentions pas de menace pour leurs marchés. Maintenant, ils nous prennent au sérieux", explique Jonathan Scott, directeur général du Conseil pour l'exportation du vin australien.
Mais la concurrence "a tiré les leçons de notre réussite et elle l'a copiée", ajoute-t-il.
Il y a vingt ans, les "Aussies" révolutionnaient les marchés occidentaux, offrant des vins de qualité à des pris modestes et sans nécessiter une connaissance encyclopédique pour déchiffrer les étiquettes parfois sibyllines des vins français.
Aujourd'hui, le modèle a été largement copié par d'autres nations du Nouveau Monde: Californie, Chili, Argentine, Afrique du Sud.
"Le succès sans fin ne va pas de soi", avertit Sam Tolley, directeur de l'Australian Wine and Brandy Corp. Cet organisme de promotion des vins australiens lancera donc la semaine prochaine une campagne de marketing de 9,5 millions de dollars (7,4 M USD) lors de la Foire internationale des vins et spiritueux de Londres.
La campagne est destinée à élargir la perception qu'ont les clients de la production australienne : on doit continuer à la voir comme non-élitiste et facile d'approche mais il faut que les marchés aient conscience de sa diversité, explique Stephen Couche, directeur marketing et international chez Orlando Wyndham, distributeur des marques Jacob's Creek et Wyndham Estate.
Les producteurs veulent faire comprendre à l'étranger que l'Australie compte 1.800 vignobles, offrant une variété d'autant plus grande que la production n'est pas limitée par les réglementations draconniennes dont se plaignent souvent les viticulteurs européens.
"Nous ne sommes pas limités par des règles sur l'assemblage ou des réglementations qui nous empêcheraient de tenter de créer des vins encore meilleurs et encore plus proches du consommateur", estime M. Scott.
La campagne tombe également à point à un moment où commence à se faire sentir une surproduction de vin rouge, ainsi que la hausse du dollar australien.
"Il y a une surproduction de vin rouge en Australie pour le moment.
Quelques années seront nécessaires pour l'absorber", souligne M. Couche.

05/07/2005

La mode du string fait son apparition chez les vins rosés...

GetafpmediaLe lancement de sa "collection été 2005" par la cave coopérative des vignerons Baixas, au nord-ouest de Perpignan, a déclenché le scandale: la bouteille d'un nouveau rosé, le Rosy, sérigraphiée d'un bikini-string rayé, provoque la colère de certaines, au nom du féminisme mais aussi de la "tradition" du vin.
Une manifestation, organisée pendant les vacances de Pâques, si elle n'a réuni qu'une douzaine de personnes, fait depuis couler l'encre et le "Rosy" à grands flots.
Menées par Michèle Marty, 65 ans, chroniqueuse de l'histoire de la vigne et du vin à France-Bleu Roussillon, les manifestantes, en boa à plumes, ont visé la vitrine d'une épicerie fine d'enseigne parisienne, où trônait "Rosy".
La chroniqueuse a "tagué" symboliquement la vitrine au blanc d'Espagne (un paradoxe pour lutter contre un rosé français), une plume d'autruche en guise de pinceau, au nom d'un collectif "plume aux fesses". "Un coup de balai virtuel" sur l'objet du délit machiste, explique-t-elle.
"J'ai été physiquement agressée par cette bouteille", a déclaré Michèle Marty à l'AFP. "Beaucoup sont choqués et n'osent pas le dire, car aujourd'hui il faut être branché (...) et les femmes n'osent pas parler, le féminisme est objet de quolibets".
Pour elle, "de nouveau on vend un produit en se servant du corps de la femme" (...) "un malheur pour un produit noble comme le vin" (...) "on empoigne une bouteille, comme on empoigne une femme, après l'avoir mise au frais".
"Le lendemain de la manifestation, nos ventes ont explosé", explique-t-on cependant chez le caviste visé, "on a vendu 100 bouteilles en deux jours et 75% des acheteurs sont des femmes, qui demandent +où est le rosé du scandale?+"
Le directeur de la cave de Baixas, Jean Claude Pedrol, a le sourire: "Nous avions fait un premier tirage de 50.000 bouteilles, dont nous avons déjà vendu 20.000 cols. On va faire une deuxième tirage de 30.000, car l'été n'est pas encore commencé".
"Nous avons décidé de réagir à la crise vinicole en tentant de conquérir une clientèle plus jeune, plus ludique" (...) "Rosy est l'une des réponses, un vin pour une ambiance de plage, autour d'une salade d'été ou d'une grillade, mais toujours avec modération", explique-t-il.
"L'image n'est pas tout, et nous avons décidé d'élaborer un vin de qualité d'un fruité très spécial et unique" (...) l'équilibre semble avoir été trouvé puisque Rosy a eu une médaille d'argent au concours mondial 2005 des rosés, à Cannes".
"Les attaques ne visent que nos mollets, alors nous continuons d'avancer", argumente-t-il. "La marque et le concept ont été déposés, ce qui va nous permettre de décliner chaque année des cuvées en accord avec la mode des maillots de bains (...) d'ailleurs, peut-être masculins pour certains".
"De toutes façons l'image féminine, très allusive et discrète d'ailleurs, va fort bien à ce vin, dont on peut dire qu'il a un beau corsage sur de fines jambes. N'a-t-on pas depuis toujours parlé de cuisse, ou de rondeurs féminines pour caractériser les meilleurs crus".
"De toutes façons nous avions déjà répondu sans peur à ce type de critiques puisque nous lançons parallèlement une gamme de vins doux naturels, muscat et rivesaltes, sous le signe de l'or et baptisés: "euphORique, incORrrect et immORal", conclut-il.

05/03/2005

Le tourisme pour palier à la crise...

Images Les présidents du Civb et de l'Office du tourisme de Bordeaux ont signé ensemble une convention pour développer le tourisme viti-vinicole dans le bordelais. Un secteur en forte croissance que la filière, en crise, ne peut plus se permettre de négliger.

Certains l'appellent «tourisme viticole», d'autres préfèrent le terme plus scientifique «d'oenotourisme», mais tous partagent le même constat : la viticulture bordelaise est en retard en la matière, alors qu'elle dispose du vignoble le plus prestigieux au monde, et donc, potentiellement, le plus attractif. Seulement voila, aujourd'hui la plupart des châteaux sont peu ouverts au public, les infrastructures d'accueil sont limitées et les initiatives (portes ouvertes, circuits de découverte...) se font de façon isolée, en général appellation par appellation. Difficile pour un touriste lambda de s'y retrouver.
C'est pour tenter de combler un peu ce retard que les présidents du CIVB, Christian Delpeuch, et de l'Office du Tourisme de Bordeaux, Stéphan Delaux, ont signé récemment une convention de partenariat.

Convention

Concrètement, elle prévoit l'ouverture d'un guichet unique et spécialisé dans le tourisme viticole à l'Office du Tourisme de Bordeaux, la création de nouveaux circuits thématiques dans le vignoble, et la mise en place d'un service de réservation de visite, chargé de faire l'interface entre les châteaux et les touristes. Les deux signataires se sont félicité de cette initiative, soulignant à quel point ville et vin pouvaient avoir tendance jusqu'à présent à se tourner le dos.
«Aujourd'hui nous avons la volonté de faire un bout de chemin ensemble», a expliqué Stéphan Delaux.
Le sentiment est partagé par le président du CIVB, qui n'a pu toutefois s'empêcher de rappeler que «la notoriété de Bordeaux repose d'abord et avant tout sur la réputation internationale de son vin et sur le travail de ceux qui le font».

Châteaux fermés

Cela n'empêche pas Christian Delpeuch de porter un regard plutôt critique sur le comportement de la filière, qui peine encore à s'ouvrir au tourisme.
«Nous sommes trop longtemps restés fermés sur nous même. Personnellement, je prône l'ouverture permanente des châteaux. Les acheteurs du monde entier veulent pouvoir visiter les propriétés, or aujourd'hui, il y a encore des zones sans châteaux ouverts. Les difficultés du marché doivent inciter les propriétaires à ouvrir leurs portes, c'est un argument de vente très important».
Si la décision d'accueillir ou non les visiteurs revient à chaque propriétaire, les institutions Civb et Office du tourisme développent donc de leur côté des produits touristiques, en s'inspirant d'initiatives qui ont déjà réussi à s'implanter. C'est le cas du circuit «Art et Vin», qui propose depuis 2003 une journée de visite dans trois châteaux qui ont décidé d'allier viticulture et expositions artistiques (Les châteaux d'Arsac, Lynch Bages et Pichon-Longueville). Ce type de produit a connu selon l'Office du tourisme une hausse de fréquentation de près de 17% en 2004, avec 11500 visiteurs contre 9850 l'année précédente.
Sur le même modèle, les touristes pourront donc en 2005 suivre des itinéraires de découverte intitulés «Vin et fromage», «Médoc 1855», «Châteaux et terroirs» ou encore «Bordeaux de ville en vignes».

Bar à vin

Le président du CIVB a par ailleurs profité de la signature de cette convention pour annoncer l'ouverture en juin, pendant Vinexpo, d'un bar à vin qui sera situé au rez-de-chaussée de la Maison des Vins de Bordeaux, cours du XXX Juillet.
Le public pourra y déguster un éventail des vins de Bordeaux et recevoir éventuellement de la documentation. « Nous souhaitons en faire un lieu convivial de la place de Bordeaux», a affirmé Christian Delpeuch.

Source LEs Echos Judiciaire Bordeaux.

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